Les jardiniers connaissent bien les nombreuses variétés de salicaire, qui comptent plus de 200 espèces. Il s'agit principalement de plantes sauvages appartenant à la famille des Primulacées, mais on trouve également de nombreuses variétés ornementales.
On les choisit avec plaisir pour décorer leurs jardins, car elles sont sans prétention et ont une floraison abondante.
Description de la salicaire
Ces plantes sont apparentées à la primevère, au cyclamen et à l'asclépiade. La plupart sont vivaces, tandis que certaines espèces sont annuelles ou bisannuelles. Leur nom latin est Lysimaque, en raison de la ressemblance de leurs feuilles avec celles du saule.
Ses tiges sont généralement dressées, bien que certaines espèces aient des tiges rampantes (couvre-sol). Les feuilles sont ovales à angles pointus ou allongées, disposées en verticilles ou en rangées opposées sur la tige.
De nombreuses espèces présentent des fleurs jaune vif, groupées en inflorescences (panicules en épi ou en corymbe) ou solitaires (axillaires). On trouve également des variétés à pétales blancs, roses, bordeaux et lie-de-vin. Les fruits mûrs sont des capsules rondes ou ovales contenant des graines.
À l'état sauvage, ces plantes sont surtout présentes en Asie de l'Est. On les trouve cependant également en Asie centrale, en Russie européenne, en Amérique du Nord et en Afrique du Sud.
Espèces et variétés populaires de salicaire
Les salicaire ornementales de jardin les plus célèbres sont :
| Voir | Description | Feuilles |
Fleurs Période de floraison |
| Ordinaire (Vulgaris) |
Les tiges sont droites et peuvent atteindre 1 m de hauteur. | Ovales, disposées par paires opposées, elles forment un buisson luxuriant. | D'un jaune vif, avec des sépales à cinq lobes, elles sont placées sur des pédoncules allongés. |
| Indiquer
(Puncktata) |
Forme des buissons luxuriants, jusqu'à 80 cm. | Allongés, arrondis, densément espacés. |
Fleurs ensoleillées à cinq pétales, en forme de cloche, disposées en grappes le long des tiges. Plus d'un mois, à partir de fin juin. |
| Dubravny (Nemorum) |
Hauteur jusqu'à 30 cm. | Grand, large. |
Couleur poulet, solitaire sur de hauts pédoncules. À partir de mai, pendant 2 mois. |
| Violet (Purpurea) |
Tiges droites 45-90 cm. | Petit, lancéolé. |
Des teintes rouge vin foncé, regroupées en inflorescences en forme d'épis. De juillet à août |
| Ciliés (Ciliata) |
Ils peuvent atteindre 70 cm. | Grandes fleurs lancéolées, jusqu'à 12 cm de long, d'une belle couleur chocolat-violet. | Petit, jaune discret. |
| Cléthroïde (muguet)
(Cléthroide) |
Les tiges sont droites et robustes, les rhizomes sont blanc rosé (comme le muguet). | Arrondi avec des pointes acérées. |
Petites, d'un blanc immaculé, formant des épillets pendants de 20 à 30 cm de haut. Fin juillet, pendant 20 jours. |
| Racemose (Kizlyak) (Thyrsiflora) |
Hauteur jusqu'à 60 cm. | Étroitement lancéolées, disposées de façon opposée. | Les petites fleurs jaunes forment une inflorescence semblable à celle des céréales, et grâce à leurs étamines fortement saillantes, elles ressemblent à des boules duveteuses.
Fin mai et début juin. |
| thé des prés
(Nummularia) |
Les tiges sont rampantes, atteignent 30 cm de long et s'élèvent jusqu'à 5 cm au-dessus du sol. Ces plantes couvre-sol, en rampant, s'enracinent et se propagent rapidement. Les variétés les plus populaires sont : Area et Goldilocks. |
De couleur émeraude (il existe une variété jaune doré), petites, rondes (ressemblant à des pièces de monnaie), disposées de manière opposée. |
Jaune vif. Elles fleurissent au milieu de l'été et continuent de fleurir pendant 20 jours. |
| Fleurs serrées (Congestiflora) |
Plante basse. Plusieurs variétés ont été développées : Persian Carpet (à nervures rouges sur les feuilles), Persian Chocolate (à feuilles violettes), et d’autres. | Grand, d'un vert éclatant. | Ensoleillé, comme la cire, qui se distingue par son abondance. |
Soins à apporter à la salicaire
Cultiver la salicaire est assez facile, même pour les jardiniers débutants. Ces plantes sont extrêmement peu exigeantes ; elles poussent même dans les sols les plus pauvres et tolèrent aussi bien la sécheresse que l’excès d’humidité.
Elles préfèrent les sols humides ; certaines variétés peuvent même pousser dans l'eau. La plupart des espèces préfèrent la mi-ombre.
Seule la salicaire à feuilles rondes aime le soleil (mais elle pousse plus vigoureusement à l'ombre) et la salicaire ciliée, qui se contente de la lumière du soleil (ses feuilles acquièrent alors une teinte chocolat plus intense).
Conseils d'entretien :
- Le site de plantation doit être choisi à proximité d'une nappe phréatique, les plantes pousseront alors bien même sans arrosage ;
- Ils peuvent survivre à une période de sécheresse, mais leur développement s'en trouvera aggravé ;
- Malgré sa simplicité, il est préférable de préparer un sol meuble et riche en matière organique pour la salicaire ;
- Il n'est pas nécessaire d'appliquer d'engrais pendant la période de croissance ; il suffit de tailler la partie aérienne à l'automne et de fertiliser avec du fumier.
- Il n'est pas nécessaire de les couvrir pour l'hiver - elles ont une bonne résistance au froid ;
- La plupart des salicaires poussent très vite et, pour éviter qu'elles n'étouffent les autres plantes, il est nécessaire de clôturer la zone de plantation (avec des ardoises, des briques, etc.) sur une profondeur de 20 cm afin d'empêcher les racines de se développer davantage, et également d'éliminer les pousses excédentaires en temps opportun.
Propagation de la salicaire
Il existe plusieurs façons de planter la salicaire :
- Par semis. Cette méthode est rarement utilisée car d'autres sont plus efficaces. Il est préférable de semer directement en pleine terre à l'automne afin de permettre la stratification naturelle des graines. Pour les semis de printemps, il faut faire germer les plants. Après quatre semaines de stratification au réfrigérateur, les graines sont semées en février-mars dans des caissettes remplies d'un terreau préparé à base de sable, de tourbe ou de terre de jardin. Après la germination, repiquez-les en pots. Plantez-les en pleine terre début juin. La floraison a lieu la deuxième ou la troisième année.
- Bouturage. Lors de la taille d'éclaircissage des arbustes en automne ou au printemps, il reste souvent de nombreuses boutures. Prélevez simplement des pousses de 20 cm de long et faites-les tremper dans l'eau pendant quelques jours pour favoriser l'enracinement. Vous pourrez ensuite les planter en pleine terre.
- Par voie végétative, la salicaire pousse très vigoureusement et produit de nombreuses pousses. Il est donc facile de séparer ces pousses, déjà enracinées, et de les replanter en pleine terre à un nouvel emplacement.
- Division des rhizomes. Le buisson peut être déterré et divisé en plusieurs parties à l'aide d'une pelle. L'important est que chaque partie séparée possède un système racinaire suffisamment développé et vigoureux. Les plantes transplantées de cette manière s'implantent mieux et plus rapidement dans leur nouvel emplacement, et la floraison est plus précoce qu'avec d'autres méthodes de plantation.
La salicaire vivace, plante peu exigeante, peut pousser au même endroit sans être replantée pendant 10 ans (si elle n'est pas éclaircie) et jusqu'à 15 ans (si l'on supprime les pousses en excès et que l'on ameublit le sol à temps).
Maladies et ravageurs
La salicaire présente une forte résistance aux maladies qui affectent la plupart des plantes. Seuls les pucerons peuvent l'endommager. Toutefois, même ceux-ci peuvent être prévenus par un traitement spécifique, tel qu'Aktara, appliqué au bon moment.
Application dans le paysage
La lysimaque est une belle plante vivace de grande taille qui s'associe bien avec les astilbes, les monardes et les iris. Elle est utilisée comme plante rampante et couvre-sol.
Elles sont du plus bel effet dans les parterres de fleurs, les rocailles et autres compositions paysagères.
Les avantages et les inconvénients de la salicaire
La salicaire possède des propriétés médicinales :
- antiseptique;
- hémostatique ;
- analgésiques;
- renforcement.
Cette plante est largement utilisée en médecine traditionnelle et en homéopathie. Cependant, la médecine conventionnelle n'a pas encore développé de médicaments à base de cette plante.
L'usage traditionnel de la salicaire permet de soigner les plaies, les stomatites, les ulcères et le muguet, et de favoriser la convalescence. Elle soulage également les troubles digestifs et la diarrhée. On utilise des décoctions, des infusions de fleurs et de feuilles, ainsi que des jus fraîchement pressés.
La lysimaque a des propriétés vasoconstrictrices et augmente la coagulation sanguine ; elle ne doit donc pas être utilisée dans le cas de certaines maladies.
Contre-indications :
- varices;
- thrombose;
- hypertension;
- athérosclérose ;
- augmentation de la coagulation sanguine ;
- Toux sèche.
Plantée dans un jardin, la salicaire sera non seulement un excellent élément décoratif pour l'aménagement paysager, mais aussi un bon remède naturel.




